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Est-ce que le Nouvel An est VRAIMENT le bon moment pour commencer à apprendre une langue ?

  • Photo du rédacteur: James Batchelor
    James Batchelor
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Le début du mois de janvier a une atmosphère particulière. Les nouveaux agendas apparaissent, les résolutions refont surface, et une pression discrète mais bien réelle s’installe : celle de commencer quelque chose maintenant. L’apprentissage d’une langue figure souvent sur cette liste, non pas parce que les conditions sont idéales, mais parce que le calendrier semble l’exiger.


Le mot maintenant paraît motivant. Il donne une impression de décision, presque de sérieux. Pourtant, dans l’apprentissage des langues, ce maintenant est souvent trompeur. Il crée un sentiment d’urgence alors que ce dont on a réellement besoin, c’est de disponibilité.


En tant que professeur d’anglais à Vincennes, j’observe le même phénomène chaque année. Janvier amène avec lui de très bonnes intentions, sincères et réfléchies. Et chaque année, une partie d’entre elles s’essouffle doucement avant le printemps. Non pas par manque de volonté, mais parce que l’urgence n’est pas synonyme de préparation.


L’illusion du bon moment en janvier

Le passage à une nouvelle année est chargé de symboles. Il donne l’impression d’un nouveau départ, d’un moment naturellement propice au changement, comme si les transformations personnelles devaient s’aligner sur le calendrier. Mais l’apprentissage ne fonctionne pas sur des symboles. Il repose sur des conditions concrètes.


La motivation émotionnelle de janvier résiste rarement au retour du quotidien. Le travail reprend, les rythmes familiaux se réinstallent, la charge mentale augmente. L’année est nouvelle, mais la structure de la vie, elle, ne l’est pas forcément. C’est là que naît l’illusion : on confond l’élan du début d’année avec une réelle disponibilité.


L’apprentissage ne s’arrête donc pas brutalement. Il se dilue. Les séances deviennent irrégulières, la pratique se fait plus rare, l’engagement diminue. Il n’y a pas d’échec visible, seulement un désengagement progressif.


Pourquoi l’apprentissage ne fonctionne pas dans la précipitation

Apprendre une langue n’est pas un effort ponctuel. C’est un processus qui demande du temps, de la répétition et de la continuité. Que ce soit dans le cadre d’une formation à distance ou de cours en présentiel, les progrès dépendent davantage de la régularité que de l’intensité.


L’urgence crée de la pression, et la pression consomme de l’énergie mentale. Or, apprendre exige l’inverse : de l’espace, de l’attention, la possibilité de se tromper et de revenir régulièrement sans se sentir pressé. Lorsque la vie est déjà bien remplie, ajouter une activité cognitivement exigeante mène souvent à la surcharge plutôt qu’au progrès.


Dans ces conditions, on ne décide pas vraiment d’arrêter. On s’éloigne simplement, petit à petit. Le problème n’est pas l’engagement, mais le moment choisi.


Ce que signifie vraiment “être prêt”

Être prêt ne veut pas dire se sentir motivé le 2 janvier. Cela signifie être capable de regarder sa situation avec lucidité et de se poser quelques questions très concrètes.


Avons-nous du temps identifiable chaque semaine, que l’on peut préserver sur plusieurs mois ? Disposons-nous de l’énergie mentale nécessaire pour nous investir réellement, et pas seulement être présent ? L’apprentissage peut-il s’intégrer dans notre quotidien sans devoir être renégocié en permanence ?


Dans les contextes d’e-learning, cette question est particulièrement importante. La flexibilité est souvent présentée comme un avantage, mais sans réelle disponibilité, elle peut vite devenir un piège. L’autonomie ne fonctionne que lorsqu’il y a de l’espace pour l’exercer.

Être prêt est donc une question de structure, pas d’émotion.


Priorité ou simple intention

Beaucoup de personnes souhaitent apprendre une langue. Peu peuvent, à un moment donné, en faire une priorité.


Faire d’un apprentissage une priorité implique des choix. Cela signifie accepter que quelque chose d’autre prenne temporairement moins de place. Cette réalité est particulièrement visible dans les cours particuliers d’anglais, où les progrès dépendent autant du travail entre les séances que du temps passé en cours.


Lorsque l’apprentissage reste périphérique, quelque chose que l’on essaie de caser quand tout le reste le permet, il résiste mal aux contraintes de la vie quotidienne.


Attendre sans procrastiner

Attendre le bon moment ne signifie pas repousser indéfiniment. Cela veut dire reconnaître que le timing compte, et que commencer plus tard peut parfois mener à de bien meilleurs résultats.


Pour certains, février est un meilleur point de départ que janvier. Pour d’autres, ce sera le printemps, ou même plus tard dans l’année. Choisir ce moment consciemment transforme l’apprentissage : on passe d’une réaction à un véritable engagement.


Une formation CPF d’anglais à Vincennes sera toujours disponible dans quelques semaines. Ce qui compte vraiment, c’est la capacité à s’y investir de manière durable.


Important, pas urgent

Apprendre une langue n’est pas urgent.Mais c’est important.


Et cette distinction change tout. Lorsqu’un apprentissage devient une décision réfléchie plutôt qu’un réflexe de Nouvel An, il dispose enfin de l’espace nécessaire pour se développer.


C’est généralement à ce moment-là que les progrès deviennent réels.

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